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Court test
Assez! Qu'on nous foute la paix, une fois pour toutes, avec L'identité québecoise, un terme qui colle mal à la gélatine qu'on veut nous faire prendre pour une société. Il suffit d'éteindre son téléviseur un certain temps pour sentir peu à peu s'évaporer l'illusion d'unité de la nation comme l'illusion d'unité du monde. Rien n'est vécu collectivement, chacun est seul à se rêver citoyen et participant à l'histoire. Chacun est seul devant l'écran. Une fois ce fait constaté, le drapeau du Québec (l'union du lys monarchiste et de la croix catholique) devrait être piétiné et souillé par la foule. Ce serait là un premier geste réellement collectif ! Il faut que cesse enfin ce cirque médiatique, ce faux débat sur les accomodements raisonnables qui ne sert qu'à détourner les exploités du constat de leur asservissement. Qu'un parti de droite comme l'ADQ ait réussi à mobiliser le vote en feignant plus ou moins de questionner les politiques québécoises sur l'immigration montre assez bien qu'une xénophobie existait en latence chez ce troupeau d'esclaves qui s'était, jusqu'à maintenant, renvoyé à lui-même l'image d'un peuple accueillant. Ce nationalisme, ce reste bien entretenu des frustrations post-coloniales, qui aura servi un temps, aux québecois francophones, à lutter contre la servitude des boss du Haut Canada et à se gagner une meilleure part du gàteau capitaliste, ce nationalisme est Libertaires, insoumis, nous refusons ce pouvoir centralisé qui transforme les peuples en bovins. Nous nous révoltons contre les frontières qu'on nous impose comme des enclos. Défendre la laïcité comme un absolu serait défendre absolument des institutions que nous conchions. Nous sommes plutôt pour le blasphème. Québecois, Québecoises, cessez de l'être! novembre 2007 Libellés:
Enquêtes
Décembre dans la femme
jeu des définitions hybrides
évolution et serviette: Transformation graduelle en tissu éponge. Exemple: évolution de toilette pour essuyer les moeurs. Succession de vêtements pendant les repas: une maladie hygiénique.
discret et symétrie: Discerner les correspondances qui ne s'imposent pas entre deux ou plusieurs éléments. Vérifier la parfaite symétrie des paroles et des actions des fenêtres, sur une façade faite de façon à n'être pas remarquée. Un petit clin d'oeil ponctuel qui sait garder un secret ou bien un point fixe comme milieu.
idéal et cinéma: Depuis qu'il crée des images d'une perfection absolue, l'Homme a inventé aussi bien ses rêves que la réalité. Avoir un idéal: la naissance d'une technique encore récente. Ce qui donne entière satisfaction. Les membranes sensibles à défilement continu, idéal du moi. Le baptême de l'industrie choisit les valeurs morales constituant le surmoi.
phosphène et agression: Un élément fondamental des relations humaines causé par une déchirure de la rétine.
métropole et chien: Capitale politique ou économique dotée d'un excellent odorat et d'une course rapide. Grand centre urbain commercial devant contribuer à la chasse, la garde, l'agrément et le trait.
suspicion et grenouille: Tenir quelqu’un au bord des mares et des étangs. Un suspect crie. Le tribunal croasse. La grenouille voit son procès jugé avec partialité. Le têtard, s'il est reconnu fondé, peut aboutir à un renvoi devant un autre tribunal.
Libellés:
Jeux
La mémoire intraveineuse (extraits)
L'Heure naquit blanche, L'oeuf éclot à l'aube. Nausée artificielle de l'ovaire magicien,
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Toutes ces distractions n'arrivent pas à me faire oublier ce que je néglige... M'enfermer en un lieu quelconque et attendre que ÇA vienne... Les échos encore non-existants m'ont hurlé de très belles choses que je n'écoute que trop peu et désespèrent de me voir les ignorer dans ce qu'ils ont de plus enivrant à m'apporter. Qu'est-ce qui m'éloigne de ce lieu aux milles rêves analogiques? Il faut qu'ils m'entendent. Vous devrez jaillir un jour ou l'autre. Ils le savent. Qu'y a-t-il derrière mon dos, aux confins du regard? Il est ce fantôme incolore que l'on barbouille d'étoiles; habitant momentané de nos carcasses de vent, concrétisant les potentialités irrationnelles du tissu cosmique focalisé en êtres devenant. Je tourne dos aux envoûtements de la matière pour me maintenir dans une paresse réconfortante, à cent lieues de mes pures aspirations, de ces chemins lugubres et tortueux auxquels je rêve secrètement. Pourtant, une pensée est née des fractions indécises, se dessinant le long des bribes arbitraires. Toujours imprécise et baignée du silence, elle se meût de son existence larvaire dans l'obscurité panoramique. L'informulé me domine. J'aspire à de considérables bouleversements du langage.
Certains ont réussi à installer cette ambiance inimitable, mère-couveuse des mythes intemporels. Cette langue, unique couteau qui tranche sa voie dans la chair des signes, cherche le rarissime ferment parmi les décombres de la pensée morte qui gisent sur une étendue étourdissante. Les scaphandres se succèdent, incertains dans le puits que contrastent des alvéoles de verre.
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Minuit,
(1998-2001) Libellés:
Poèmes
chantiers de l'ombre (extrait)
plongée dans la poésie embryonnaire du corps inconnu l'énigme humide aux enfers de fée et d'ondes lourdes, l'érosion dorée remue les lèvres et les doigts du gouffre à la tombée d'un geste
l'écho d'un désir cornu revêt le reflet des roses
Libellés:
Poèmes
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